Faut le croire pour le voir - Campagne d'Amnistie internationale réalisée par des étudiants de l'Université de Montréal

Faut le croire pour le voir
Parce qu'ils sont trop souvent représentés de manière négative ou stéréotypée, nous avons donné la parole à cinq Autochtones aux parcours inspirants pour les aider à briser les préjugés. Nous voulons inciter les gens à poser un nouveau regard sur les Autochtones pour qu’ils les voient enfin sous leur vrai jour. Plutôt que de croire les préjugés envers les Autochtones, croyons en eux.  
En savoir plus sur le site d'Amnistie, fautlecroire.amnistie.ca  et du Grenier aux nouvelles.
Amy, Charles-Antoine, Camille et Dominique lors de 
la présentation de leur campagne pour Amnistie 
internationale au cours Stratégies de création
à la fin de la session d'automne 2018. 
Concept réalisé dans le cadre du cours Stratégies de création donné par Richard Leclerc au Certificat en publicité à l'Université de Montréal
Idéation créative et stratégique: Dominique Lefebvre, Amy Delafontaine, Camille Godin, Charles-Antoine Thériault Stratégie: Amy Delafontaine, Dominique Lefebvre
Conception-rédaction: Dominique Lefebvre, Amy Delafontaine 
Réalisation: Charles-Antoine Thériault 
Direction de la photographie: Charles-Antoine Thériault
Montage: Charles-Antoine Thériault  
Prise de son: Marie-Pier Desfossés  
Son: CULT NATION 
Conception sonore: Théo Porcet 
Mixage sonore: Jean-David Perron 
Musique: APM Music



Tournage enfin terminé!


Depuis plus de 30 ans, je réalise des messages pour la division francophone d'Amnistie internationale à Montréal. Pour souligner cet anniversaire, j'ai pensé réaliser un 16e clip pour cette organisation née en 1961. Le sujet : Peter Benenson, l'avocat qui a eu l'idée géniale de créer Amnesty International après avoir réagi à l'emprisonnement de deux jeunes Portugais qui avaient porté un «toast à la liberté» dans un café de Lisbonne en 1960, sous la dictature de Salazar.  Vous pouvez d'ailleurs voir le clip que j'ai réalisé avec Jean-François Hamelin en 2011 pour souligner les 50 ans de l'organisme en cliquant sur ce lien. Lire aussi cet article inspirant.

Photo prise sur Trafalgar Square lors du repérage
le 1er novembre 2017.
Cette fois, j'ai cependant réalisé le tout avec mon iPhone! Le tournage s'est fait à Londres le 2 novembre 2017, profitant d'un transit vers Le Caire, car je donnais une formation en marketing sociétal à l'Université Senghor à Alexandrie. J'ai fait des gros plans ou des plans moyens dans le métro, sur Trafalgar Square et dans l'église St Martin-in-the-Fields, j'ai acheté quelques plans de ces lieux dans des banques d'images avec l'aide de quelques donateurs dont les noms sont affichés plus bas. Vous pouvez voir un extrait du tournage en cliquant sur ce lien

Merci à Gilles SabourinAnne Rouleau, Lise Cameron, Norbert Spehner, Jean Vachon, Isabelle Capmas, Richard Evoy, Katel Le Fustec, Louiselle Roy et quelques personnes qui ont préféré conserver l'anonymat pour leur générosité.
Merci aussi à Mario Bourgault de la boutique Iris de Cowansville qui a fourni les lunettes de style 1960 pour le personnage principal, à Mary Harvey qui m'a donné un coup de main lors du tournage à Londres et qui fera la voix hors-champ, ainsi qu'à Pierre Laurendeau qui fera la musique du clip.

Repérage des lieux de tournage à Londres

Ce mercredi 1er novembre a été consacré à visiter les lieux où je compte tourner demain. Dans un premier temps, descendu dans un hôtel près de l'aéroport, j'ai pris le métro (ou si vous préférez le "Tube") pour me rendre de Heathrow à Lancester Square, en m'achetant une "Oyster Pass", plus économique que de payer chaque passage, mais assez cher... Londres est en effet l'une des villes les plus dispendieuses au monde!


Comme je l'expliquais dans un texte précédent, je favoriserai des plans assez serrés, axés sur le personnage de Peter Benenson, particulièrement dans des lieux fort fréquentés, afin d'éviter de voir des vêtements d'aujourd'hui, des voitures ou du mobilier urbain, par exemple. J'ai fait des tests dans avec un journal sans photo, pour être raccord avec les années 60. La station Lancester Square, à proximité de Trafalgar Square, ainsi que son environnement, comme l'extérieur de la Brasserie Browns, pourront servir.


Avant d'arriver au plan large de Trafalgar Square que j'achèterai dans une banque d'images, j'ai trouvé un espace couvert, qui pourra ainsi être utilisé, beau temps mauvais temps. L'entrée principale de la National Gallery, l'un des célèbres musées de Londres, est également couverte et permet de voir en arrière-plan l'église St Martin-in-the-Fields, lieu fort important dans le scénario.


J'ai d'ailleurs passé un bon moment dans l'église, alors qu'on pouvait y entendre un chœur qui répétait. Heureusement, je n'ai pas de prise de son à faire pour ce tournage car je ne serais jamais arrivé à mes fins. Ce sont des voix hors-champs qui pourront être utilisées dans toutes les langues d'adaptation de ce clip. En tout cas, je m'occuperai du français et de l'anglais, on verra pour les autres.


Je me suis donc installé dans un banc pour réfléchir, comme Peter Benenson l'a fait en novembre 1960. C'est une église très éclairée, d'abord par l'immense "East Window" qui la caractérise, avec cet ovale oblique dans le centre supérieur, entouré de lignes légèrement tordues pour le contourner. Pas de vitraux colorés donc, beaucoup de lumière, ce qui crée des images à contre-jour, pour la majorité des axes qu'on peut choisir.


Surpris et un peu de décu, il n'y a rien de très spectaculaire au niveau des bougies... Peter Benenson en aurait allumé une, geste précurseur du symbole d'Amnisty International, mais aujourd'hui, ce sont des petits lampions d'environ 1,5 cm de haut, disposés dans deux supports qui n'en contiennent que quelques dizaines chacun. Je me suis ensuite rendu à la boutique de l'église où j'ai cherché des images d'il y a 50 ans avec de belles longues bougies... sans succès.


J'ai quand même trouvé un "Guidebook" sur la célèbre église. On y parle de son histoire, de ses trésors, de ses cloches du seizième siècle, remplacées mais conservées, de ses "gallery boxes" d'où les vicaires prêchaient, de son "East window", qui a été aussi retouchée en 2008, donc différent de 1960, des membres de familles royales ou de célébrités qui l'ont visitée... et de Peter Benenson. On y confirme donc l'histoire que je suis en train de vous raconter en présentant Peter, en 1981, allumant une vraie bougie, entourée d'un fil de fer barbelé.


Autre surprise, c'est l'immense restaurant qu'on trouve dans la crypte. On y présente même des spectacles de jazz! De même qu'une boutique de cadeaux qui ont, ma foi, bien peu à voir avec la religion. J'ai même appris que dans la nouvelle partie souterraine, qui déborde des fondations originales de l'église, il y a des salles où on organise des petits congrès ou rencontres, dont l'une s'appelle Peter Benenson. Finalement, je suis bien satisfait de découvrir toutes ces anecdotes, qui vont certainement bonifier cette histoire que je m'apprête à tourner.

Tournage à Londres au début de novembre 2017

Le 31 octobre 2017, je pars enfin pour Londres, en route pour donner une formation à l'Université Senghor à Alexandrie. J'en profiterai alors pour tourner mon 16e clip pour Amnistie internationale, éliminant ainsi presque tout frais de déplacement. Vous pouvez lire ou relire l'article que j'avais mis en ligne en 2016, alors que j'expliquais que je souhaitais réaliser ce message qui raconte l'événement déclencheur qui a mené Peter Benenson à créer Amnesty International en 1961.


1re coupe, fin septembre 2017.
Ne trouvant personne pour interpréter le rôle de l'avocat londonien, alors âgé de 40 ans, j'ai décidé de le faire moi-même... Aussi, pour lui ressembler, j'ai demandé à Nancy, ma coiffeuse du Studio Zone Coiffure, de me faire une première coupe de cheveux à la fin de septembre, en s'inspirant de cette photo de Peter. 


2e coupe, jeudi 26 octobre 2017.
Je suis loin d'être un sosie, mais je ferai pas de plans serrés. De plus, Mario Bourgault, opticien chez IRIS, à Cowansville, m'a fourni des lunettes noires semblables à celles que portaient l'avocat. Une fois bien rasé, avec les cheveux encore plus courts (je suis retourné voir Nancy quelques jours avant mon départ), je crois que l'illusion sera... correcte!


J'ai cependant encore besoin d'argent pour mener ce projet à terme. Ce sera particulièrement pour acheter des séquences de films de Londres au début des années 1960 dans des banques d'images. Je vous invite donc à soutenir ce projet en cliquant sur «Faire un don» dans la colonne de droite. Tout montant est bienvenu. Les noms de tous les contributeurs seront affichés sur ce blogue, à moins que vous souhaitiez garder l'anonymat. 

Merci à l'avance pour votre générosité. Merci déjà à Gilles SabourinAnne Rouleau, Lise Cameron, Norbert Spehner, Jean Vachon, Isabelle Capmas, Richard Evoy, Katel Le Fustec, Louiselle Roy et quelques personnes qui ont préféré conserver l'anonymat. 
Merci aussi à Pierre Laurendeau, qui fera la musique du clip.

Dactylographe fonctionnel de la fin des années 50


J'ai trouvé un dactylographe fonctionnel de la fin des années 1950 pour réécrire le début de l'article que Peter Benenson a fait publier dans le journal The Observer le 28 mai 1961. Merci à mon voisin Michel Laflamme qui m'a prêté une machine qui convient parfaitement. À suivre!

217 cartes envoyées en ce sixième marathon Écrire, ça libère! en 2019

André Audet a été le premier à écrire des mots d'espoir.
Plus d'une cinquantaine de personnes sont passées par Le Cafetier de Sutton pour participer à ce sixième marathon d'écriture Écrire ça libère, organisé en collaboration avec Amnistie internationale. Voir l'article de Mickael Lambert paru dans La Voix de l'Est.


Denise, Louise, Lisette et bien d'autres femmes
sont venues écrire en solidarité avec les dix cas.
En tout, 217 cartes ont été envoyées pour soutenir les dix femmes choisies par l'organisme pour cette douzième année de marathons au Québec. Cela constitue un record pour un marathon tenu à Sutton... on avait en effet atteint le nombre de 204 cartes de souhaits en 2016. Un nouveau record local!


Yves Langlois, un participant régulier à ces
marathons d'écriture.
Les gens ont aussi donné 179,55 $ afin de défrayer les coûts postaux pour les envois dans les différents pays. Il s'agit donc d'un succès sur toute la ligne! Merci à tous les participants, mais aussi à Josée et à Jean-François, propriétaires du Cafetier, ainsi qu'aux employés qui nous ont chaleureusement accueillis.


Voilà, les 217 cartes ont été postées. On peut calculer qu'en moyenne, il y aura une vingtaine de cartes par destination (cela varie de 18 à 30 dans la réalité). Les proches de Marielle, qui a été assassinée, et les neuf autres femmes apprécieront certainement ces messages d'espoirs qu'elles recevront d'ici peu. Souhaitons maintenant que sous cette pression internationale, la plupart d'entre elles seront libérées. Depuis le début de ces envois, 75% des prisonniers l'ont été.  À suivre!


Andréanne Larouche avait participé au marathon
tenu au Sac à mots de Cowansville la semaine

précédente,  mais elle a remis ça au Cafetier.
Je rappelle que ce thème, «Écrire, ça libère!», a été créé par des étudiants d'un cours que je donne à l'Université de Montréal. Cliquez sur ce lien pour en savoir plus. 

Richard Leclerc