Dix femmes ont besoin de vos messages de soutien

Le mercredi 12 décembre, de 9 h à 19 h, j'organise un sixième marathon d'écriture, sous le thème «Écrire, ça libère!», au Cafetier de Sutton, avec la collaboration de Josée et Jean-François, propriétaires de l'établissement. En 2016, on a atteint le chiffre record de 204 cartes envoyées de Sutton. En 2017, nous en avons amassé 175. Merci à tous ceux qui ont participé. J'aimerais cependant augmenter le nombre de cartes cette année et voici ce que je vous propose de faire dès maintenant.


Photo de Josée prise en 2017
Les noms des dix femmes que nous voulons aider sont déjà connus, ainsi que les raisons pour lesquelles leurs droits ont été brimés. Vous pouvez donc déjà cliquer sur ce lien et commencer à écrire vos messages dans des cartes de souhaits dans le confort de votre foyer et les apporter au Cafetier le 12 décembre prochain. Vous pouvez aussi apporter des cartes de vœux pour ceux qui n'en n'ont pas. Tout don sera également apprécié car cela a coûté autour de 100$ de frais postaux pour envoyer les cartes dans les différents pays l'an dernier.

RAPPEL IMPORTANT : les cartes de souhaits ne doivent pas illustrer une scène liée à une religion (ex. : la vierge Marie et son bébé Jésus), ni être associée à un organisme qui distribue des cartes de Noël (ex. : des cartes vendues pour soutenir une autre cause).


Marathoniens à l'œuvre en 2017.
Je rappelle que ce thème, «Écrire, ça libère!», a été créé par des étudiants d'un cours que je donne à l'Université de Montréal. Cliquez sur ce lien pour en savoir plus. Merci pour votre excellente collaboration.
Richard Leclerc 
514 891 9560

Tournage enfin terminé!


Depuis plus de 30 ans, je réalise des messages pour la division francophone d'Amnistie internationale à Montréal. Pour souligner cet anniversaire, j'ai pensé réaliser un 16e clip pour cette organisation née en 1961. Le sujet : Peter Benenson, l'avocat qui a eu l'idée géniale de créer Amnesty International après avoir réagi à l'emprisonnement de deux jeunes Portugais qui avaient porté un «toast à la liberté» dans un café de Lisbonne en 1960, sous la dictature de Salazar.  Vous pouvez d'ailleurs voir le clip que j'ai réalisé avec Jean-François Hamelin en 2011 pour souligner les 50 ans de l'organisme en cliquant sur ce lien. Lire aussi cet article inspirant.

Photo prise sur Trafalgar Square lors du repérage
le 1er novembre 2017.
Cette fois, j'ai cependant réalisé le tout avec mon iPhone! Le tournage s'est fait à Londres le 2 novembre 2017, profitant d'un transit vers Le Caire, car je donnais une formation en marketing social à l'Université Senghor à Alexandrie. J'ai fait des gros plans ou des plans moyens dans le métro, sur Trafalgar Square et dans l'église St Martin-in-the-Fields, j'ai acheté quelques plans de ces lieux dans des banques d'images avec l'aide de quelques donateurs dont les noms sont affichés plus bas. Vous pouvez voir un extrait du tournage en cliquant sur ce lien

Merci pour votre générosité à Gilles SabourinAnne Rouleau, Lise Cameron, Norbert Spehner, Jean Vachon, Isabelle Capmas, Richard Evoy, Katel Le Fustec, Louiselle Roy et quelques personnes qui ont préféré conserver l'anonymat.
Merci aussi à Mario Bourgault de la boutique Iris de Cowansville qui a fourni les lunettes de style 1960 pour le personnage principal, à Mary Harvey qui m'a donné un coup de main lors du tournage à Londres et qui fera la voix hors-champ, ainsi qu'à Pierre Laurendeau qui fera la musique du clip.

Marathon d'écriture « Écrire ça libère » au Cafetier de Sutton le jeudi 14 décembre

Le jeudi 14 décembre, de 9 h à 19 h, j'organisais un cinquième marathon d'écriture, sous le thème «Écrire, ça libère!», au Cafetier de Sutton, avec la collaboration de Josée et Jean-François, propriétaires de l'établissement. J'ai pu aussi compter sur l'aide d'Anne-Marie Courtemanche et d'Andréanne Larouche, deux alliées depuis des années également. En 2016, on a atteint le chiffre record de 204 cartes envoyées de Sutton. En 2017, nous en avons amassé 175. Merci à tous ceux qui ont participé. Voici, en prime, les remerciements de Mélanie Morrison, qui a reçu 6 599 cartes de souhaits pour la soutenir dans sa lutte. Elle se bat en effet depuis 12 ans pour obtenir justice pour sa sœur assassinée.  

Je rappelle que ce thème, «Écrire, ça libère!», a été créé par des étudiants d'un cours que je donne à l'Université de Montréal. Cliquez sur ce lien pour en savoir plus.

Dactylographe fonctionnel de la fin des années 50


J'ai trouvé un dactylographe fonctionnel de la fin des années 1950 pour réécrire le début de l'article que Peter Benenson a fait publier dans le journal The Observer le 28 mai 1961. Merci à mon voisin Michel Laflamme qui m'a prêté une machine qui convient parfaitement. À suivre!

Repérage des lieux de tournage à Londres

Ce mercredi 1er novembre a été consacré à visiter les lieux où je compte tourner demain. Dans un premier temps, descendu dans un hôtel près de l'aéroport, j'ai pris le métro (ou si vous préférez le "Tube") pour me rendre de Heathrow à Lancester Square, en m'achetant une "Oyster Pass", plus économique que de payer chaque passage, mais assez cher... Londres est en effet l'une des villes les plus dispendieuses au monde!


Comme je l'expliquais dans un texte précédent, je favoriserai des plans assez serrés, axés sur le personnage de Peter Benenson, particulièrement dans des lieux fort fréquentés, afin d'éviter de voir des vêtements d'aujourd'hui, des voitures ou du mobilier urbain, par exemple. J'ai fait des tests dans avec un journal sans photo, pour être raccord avec les années 60. La station Lancester Square, à proximité de Trafalgar Square, ainsi que son environnement, comme l'extérieur de la Brasserie Browns, pourront servir.


Avant d'arriver au plan large de Trafalgar Square que j'achèterai dans une banque d'images, j'ai trouvé un espace couvert, qui pourra ainsi être utilisé, beau temps mauvais temps. L'entrée principale de la National Gallery, l'un des célèbres musées de Londres, est également couverte et permet de voir en arrière-plan l'église St Martin-in-the-Fields, lieu fort important dans le scénario.


J'ai d'ailleurs passé un bon moment dans l'église, alors qu'on pouvait y entendre un chœur qui répétait. Heureusement, je n'ai pas de prise de son à faire pour ce tournage car je ne serais jamais arrivé à mes fins. Ce sont des voix hors-champs qui pourront être utilisées dans toutes les langues d'adaptation de ce clip. En tout cas, je m'occuperai du français et de l'anglais, on verra pour les autres.


Je me suis donc installé dans un banc pour réfléchir, comme Peter Benenson l'a fait en novembre 1960. C'est une église très éclairée, d'abord par l'immense "East Window" qui la caractérise, avec cet ovale oblique dans le centre supérieur, entouré de lignes légèrement tordues pour le contourner. Pas de vitraux colorés donc, beaucoup de lumière, ce qui crée des images à contre-jour, pour la majorité des axes qu'on peut choisir.


Surpris et un peu de décu, il n'y a rien de très spectaculaire au niveau des bougies... Peter Benenson en aurait allumé une, geste précurseur du symbole d'Amnisty International, mais aujourd'hui, ce sont des petits lampions d'environ 1,5 cm de haut, disposés dans deux supports qui n'en contiennent que quelques dizaines chacun. Je me suis ensuite rendu à la boutique de l'église où j'ai cherché des images d'il y a 50 ans avec de belles longues bougies... sans succès.


J'ai quand même trouvé un "Guidebook" sur la célèbre église. On y parle de son histoire, de ses trésors, de ses cloches du seizième siècle, remplacées mais conservées, de ses "gallery boxes" d'où les vicaires prêchaient, de son "East window", qui a été aussi retouchée en 2008, donc différent de 1960, des membres de familles royales ou de célébrités qui l'ont visitée... et de Peter Benenson. On y confirme donc l'histoire que je suis en train de vous raconter en présentant Peter, en 1981, allumant une vraie bougie, entourée d'un fil de fer barbelé.


Autre surprise, c'est l'immense restaurant qu'on trouve dans la crypte. On y présente même des spectacles de jazz! De même qu'une boutique de cadeaux qui ont, ma foi, bien peu à voir avec la religion. J'ai même appris que dans la nouvelle partie souterraine, qui déborde des fondations originales de l'église, il y a des salles où on organise des petits congrès ou rencontres, dont l'une s'appelle Peter Benenson. Finalement, je suis bien satisfait de découvrir toutes ces anecdotes, qui vont certainement bonifier cette histoire que je m'apprête à tourner.

Pré-production du message de la création d'Amnesty International par Peter Benenson

Le jour de mon départ pour Londres approche. Je suis passé le jeudi 26 octobre chez ma coiffeuse Nancy, de Studio Zone Coiffure à Sutton, pour me faire couper les cheveux à la longueur de ceux de Peter Benenson en 1960 et mon lunetier Iris de Cowansville me prête des lunettes « vintage » pour lui ressembler davantage. 

J’ai aussi rencontré une amie qui habite à Sutton, mais qui est née à Londres, Mary Harvey. Le plus incroyable, c’est qu’elle sera à Londres en même temps que moi, jouant dans une pièce de théâtre dans The City. Bref, les astres s’alignent et elle m’aidera à tourner ce clip! Elle fera également la voix hors-champ de la version anglaise.

Voici le scénarimage que j’ai préparé à partir de photos trouvées sur le Web. Dans mes recherches récentes, il y a cependant deux petites confusions. La date où Peter Benenson aurait lu l’entrefilet dans le journal… le 19 novembre 1960 étant un samedi, il semble moins réaliste qu’il se soit trouvé dans le métro à lire l’entrefilet sur les deux étudiants portugais, diffusion dont on ne trouve d’ailleurs pas la trace, alors qu’on trouve un entrefilet, datant du 19 décembre 1960, un lundi, qui parle de deux Portugais arrêtés pour subversion… 

Bref, ça ne change rien aux images que je m’apprête à tourner, mais il serait intéressant de vérifier lequel des deux événements a vraiment eu lieu. Voici l’article qui m’a mis la puce à l’oreille

Je continue aussi ma campagne de financement (cliquez ici pour «Faire un don») pour acheter des images filmées en plan large du métro de Londres et de Trafalgar Square pendant les années 1960, pour faire les raccords entre les images que je tournerai. Mon déplacement en avion est pratiquement presque tout absorbé par l’Université Senghor, à Alexandrie, puisque j'y donne une formation du 4 au 8 novembre. J’aurai un petit supplément de 200 $ pour l’arrêt de trois jours à Londres, plus deux nuits d’hébergement et quelques repas… je m’en tire assez bien finalement. Et j’irai voir mon amie Mary au théâtre le mardi soir!