Aidez Publici-Terre à réaliser un clip sur Peter Benenson et la naissance d'Amnesty International


Depuis maintenant 30 ans, je réalise des messages pour la division francophone d'Amnistie internationale à Montréal. Pour souligner cet anniversaire, j'ai pensé réaliser un 16e clip pour cette organisation née en 1961. Le sujet : Peter Benenson, l'avocat qui a eu l'idée géniale de créer Amnesty International après avoir réagi à l'emprisonnement de deux jeunes Portugais qui avaient porté un «toast à la liberté» dans un café de Lisbonne en 1960, sous la dictature de Salazar.  Vous pouvez d'ailleurs voir le clip que j'ai réalisé avec Jean-François Hamelin en 2011 pour souligner les 50 ans de l'organisme en cliquant sur ce lien

Cette fois, j'ai cependant besoin d'au moins 3000 $ pour mener ce projet à terme parce que le tournage se fera à Londres. Je vous invite donc à soutenir ce projet par PayPal, en cliquant sur «Faire un don» dans la colonne de droite. Tout montant est bienvenu. Le nom de tous les contributeurs seront affichés sur le blogue, à moins que vous souhaitiez garder l'anonymat. 

Merci à l'avance pour votre générosité. 
Merci déjà à Gilles SabourinAnne Rouleau, Lise Cameron et Norbert Spehner, premiers donateurs!

Écrire ça libère - Marathon d'écriture 2006



Conçu dans le cadre du cours Publicités sociétales et humanitaires que je donne au Certificat en publicité, à  l'Université de Montréal, ce slogan a été retenu par Amnistie internationale pour faire la promotion du Marathon de lecture depuis 2006. 

Il s'agit du concept de Maryse Desrosiers, Guillaume Ferron, Simon Joly et Karine-Amélie Lévesque, inscrits à la session d'automne 2006. Félicitations à cette équipe d'étudiants. Ils ont su trouver les mots justes pour traduire si simplement la mission d'Amnistie internationale.


Écrire ça libère... encore en 2016! Bannière traversant la rue Sainte-Catherine, à côté de la Maison du développement durable où est situé le bureau d'Amnistie internationale à Montréal.

Entretien avec Richard Leclerc
Humaniser le monde de la publicité par Clara Déry, Agir, le magazine des droits humains, juin 2016

Une photo avec l'affiche liée à la campagne
de 2011, réalisée avec la collaboration de
Mathilde Mohin et Anabel Martin Kaigle,
deux étudiantes d'un cours de Richard à
l'Université de Montréal pour le slogan, 
On vous doit une fière chandelle!
Richard Leclerc collabore avec Amnistie internationale Canada Francophone depuis 1986. Sa manière d’appuyer notre mission? Ce publicitaire émérite se spécialise dans une branche de plus en plus en vogue : le marketing de la cause. Plutôt que d’aider à vendre des produits à valeur purement commerciale, Richard a choisi de mettre son talent au profit d’organismes à «valeur sociale». Des affiches aux clips vidéos, il contribue bénévolement à faire connaître les enjeux liés à différentes causes, notamment aux droits humains. Et si on redonnait un peu d’humanité au monde de la pub? Entretien avec un passionné.

AGIR (A) : Pouvez-vous nous expliquer, en quelques mots, ce que c’est que de la publicité sociétale et humanitaire?
RICHARD LECLERC (R.L.) : Les publicités sociétales sont  produites par les gouvernements, qui réalisent des campagnes pour faire de la prévention contre le décrochage scolaire, contre l'alcool au volant ou contre l'alimentation malsaine par exemple. Les publicités humanitaires, quant à elles, sont produites par des organisations comme Oxfam, Amnistie, la Croix Rouge, etc. Dans le milieu de la publicité, elles sont reconnues comme des productions bénévoles.

A : Qu’est-ce qui distingue cette manière de faire du marketing?
R.L. : Quand on fait de la pub sociétale et humanitaire il faut, plus que tout, comprendre la mission, la sensibilité de l'organisme dont on fait la promotion. On mise sur le capital humain des organisations; c'est l'humanité chez les gens qu'on essaie de venir toucher. On ne veut pas vendre de produits! On humanise le monde de la publicité: on veut sauver des enfants, venir en aide à des aidants naturels, sensibiliser à l'alcool au volant, etc. C'est excessivement stimulant!

A : Et c’est efficace?
R.L. : Il est reconnu que ce type de publicité est extrêmement efficace. Le moment de l'année où une publicité contre la fatigue au volant sort, il est sûr et certain qu'il y aura moins de décès liés à cette cause! La relation est directe. Un million de dollars pour une pub? Oui, ça peut paraître beaucoup. Pourtant, si cette pub-là peut sauver ne serait-ce qu'un jeune de 18 ans, qui n'y laissera pas sa peau ou qui ne deviendra pas paraplégique, je crois que tout le monde est gagnant.

On ne peut pas avoir de chiffres précis; on ne peut pas savoir combien de vies on va sauver exactement. Mais on peut être certain qu'on gagne tout à en faire, et donc qu'on devrait en faire plus!
Il y a toutefois, aujourd'hui, une surstimulation publicitaire pour les causes. Combien d'appels reçoit-on par année?! Dans la rue, par courriel, sur les panneaux publicitaires, à la radio, à la télévision, dans les journaux, etc. En découle une espèce d'impuissance, ou peut-être même d'indifférence des auditeurs par rapport à ce type de messages. À partir de ce moment-là, puisqu’on a tous des moyens limités, puisqu'on ne veut pas forcément faire le choix de donner à tel ou tel organisme, souvent, on devient plus réceptifs au «marketing de la cause» des entreprises privées, qui offrent un «retour sur l’investissement» au donateur. C’est la loi du "what's in it for me"; on peut citer le grand MacDon, de MacDonald’s; il ne peut pas y avoir de meilleure raison de se payer un burger que de faire un don à un hôpital pour enfants!


A : Effectivement, les entreprises privées embarquent sans hésiter dans le bateau, et elles sont de plus en plus nombreuses à parrainer des causes. Selon vous, est-ce que c’est souhaitable? Le danger de capitalisation des causes sociales au profit des intérêts des entreprises est-il trop grand?
R.L. : L'exemple de Benetton est très parlant à ce propos. Quand ils ont fait leurs campagnes contre le VIH dans les années 1990, ils ont investi plus de capitaux que toutes les associations à but non-lucratif qui s'attaquaient au même enjeu réunies. J'ai plutôt tendance à être en accord avec les idées d’Oliviero Toscani, le photographe principal de Benetton: ils ont pu donner une plus grande visibilité à la cause, avec plus de moyens. Donc au final, les entreprises oui, peuvent être critiquées d'instrumentaliser les causes pour gonfler leurs ventes. Mais si les gouvernements mettent moins de capitaux dans ce type de communications et que les marques acceptent de le faire, ça demeure un excellent véhicule de sensibilisation sociale!
La «valeur partagée» est un nouveau concept lancé il y a quelques années aux États-Unis. C’est une façon de lier plus profondément les valeurs mêmes de l’entreprise aux causes, à la mission sociale qu’elle décide d’adopter. Prenons Ikea par exemple; leur expertise, c'est la construction d'espaces de vie. Devant la crise des réfugiés, ils ont conçu un abri adapté aux conditions des camps de réfugiés, qu'ils vendent au prix coûtant aux organismes qui gèrent les camps. Ils mettent socialement à profit leurs compétences, ils ne perdent pas d'argent, et embellissent leur image. C’est du gagnant-gagnant!

Début des années 90, Richard Leclerc et Gilles Corbeil,
alors directeur général d'Amnistie. Richard venait 
de 
remporter deux Coqs au concours du Publicité-Club de 
Montréal pour le film «Photographies» qui a aussi 
remporté des prix internationaux.
A : C’est dire à quel point c’est un défi imposant pour des organismes à vocation sociale et humanitaire comme Amnistie de se renouveler constamment sur le plan du marketing,   pour continuer de sensibiliser les gens aux enjeux liés aux droits humains!
R.L. : Effectivement, dans mon monde idéal, il n'y aurait plus besoin de faire de la publicité pour mettre au jour ce genre de causes! Toutefois, je n'ai pas l'impression que des organisations comme Amnistie sont près de fermer leurs portes... Les injustices sont de plus en plus flagrantes. Pour que des productions industrielles soient plus rentables, on va, par exemple, accepter de faire travailler des enfants dans des conditions misérables. On va continuer de dénoncer ces situations, mais on est loin d'un succès complet et immédiat! Ce qu'on cherche en publicité, ce sont des changements de comportements. Ceci dit, ça ne vient pas tout de suite, et il ne faut surtout pas arrêter!


A : Vous avez quitté le monde de la publicité commerciale pour le créneau sociétal et humanitaire, dans lequel vous investissez corps et âme comme professeur, travailleur et concepteur-réalisateur de votre propre organisme à but non lucratif, Publici-Terre. Un vrai hyperactif passionné! Qu’est-ce qui vous motive, quelle philosophie tentez-vous de transmettre?
R.L. : J'ai quitté le monde de la publicité commerciale parce qu'on m'y faisait promouvoir des choses auxquelles je ne croyais pas. C'est bien plus valorisant d'être dans ce domaine-là pour sauver des vies que pour vendre de la camelote. Moi, mon choix est fait: je préfère travailler à contrer le diabète qu’à vendre du Coke! En entreprise, dans une organisation humanitaire ou en publicité, je crois que ce qui est primordial, c’est de croire en ce qu’on fait. Ce n'est pas un défi pour moi de garder foi en les causes que je défends, de rester créatif, puisque j’y crois! Je ne suis pas à plaindre, je ne me pose même pas de questions. Autant que je peux, je vais continuer!

Devenez membre à votre tour en cliquant ici.

Amnesty International... toute l'histoire!

Depuis 1986, j'ai conçu une quinzaine de messages pour Amnistie internationale. La première affiche a été réalisée pour souligner les 25 ans de cette organisation. En 2011, j'ai créé, avec Jean-François Hamelin, un clip intitulé Toast à la liberté, pour souligner les 50 ans... mais je n'avais pas encore bouclé la boucle. À l'automne 2014, j'ai réalisé, toujours avec Jean-François, un nouveau clip qui raconte l'histoire d'Imen Derouiche
Suite aux nombreux événements qui ont marqué l'année 2015, dont les 50 premiers coups de fouet donnés à Raif Badawi en Arabie Saoudite et toutes les autres injustices à l'égard de milliers de cas de violence, d'emprisonnements injustifiés, de la peine de mort toujours appliquée dans de trop nombreux pays, je ressens encore une urgence d'agir. Je me suis réveillé un matin en me rappelant ce que j'avais rêvé, ce qui ne m'arrive presque jamais, que j'écrivais un scénario pour raconter l'histoire de cet ONG créé en 1961 par l'avocat britannique Peter Benenson en publiant un article, The Forgotten Prisoners, dans le journal The Observer. J'amorce donc ce projet que vous pourrez suivre dans les pages de ce blogue. Vous pouvez aussi, si vous le désirez, me communiquer vos idées, vos sentiments, vos commentaires... après tout, c'est pour une bonne cause. Écrivez-moi à l'adresse richard@publiciterre.org

D'ici là, voici un document l'histoire d'Amnesty International mis en ligne en 2008. Au début, Peter Benenson raconte ce qui est arrivé quand il a lu un entrefilet dans un journal... c'est ce que j'aimerais scénariser et tourner...



Voici l'extrait d'un article provenant du site Web d'Amnesty International USA qui complète bien ce scénario.

"It is the story of a man in a bowler hat reading his newspaper on the London underground in late 1960. He reads a small item about two Portuguese students being sentenced to seven years' imprisonment for raising their glasses in a toast to freedom. He is outraged, decides to go to the Portuguese embassy in London to make a personal protest and then changes his mind. Instead he gets off at Trafalgar Square station and makes his way to the church of St Martin's-in-the-Fields. He goes in, sits down for three-quarters of an hour, and thinks.
In his words, "I went in to see what could really be done effectively, to mobilize world opinion. It was necessary to think of a larger group which would harness the enthusiasm of people all over the world who were anxious to see a wider respect for human rights."
That man was Peter Benenson, then a barrister in London. When he came outside into the square, he had his idea. Within months, he launched his Appeal for Amnesty with a front page article in The Observer newspaper.
Nothing quite like it had ever been attempted on such a scale before. The response was overwhelming, as if people worldwide were waiting for exactly such a signal. Newspapers in over a dozen countries picked up the appeal. Over a thousand letters poured in within the first six months. And the post-bags of the world's heads of state changed forever."

Lisez aussi cet autre article provenant du site benensonsociety.org ou cet historique provenant du site français d'Amnesty International.

Marathon d'écriture 2015

En compagnie de Josée et de Jean-François,
propriétaires du Cafetier de Sutton.
Le vendredi 11 décembre 2015 se tenait au Cafetier de Sutton le troisième Marathon d'écriture local pour Amnistie internationale. La campagne Cartes de vœux a comme objectif de faire libérer des prisonniers d'opinion. Le slogan de cet évènement, trouvé par des étudiants du cours de Publicités sociétales et humanitaires au Certificat en publicité à l'Université de Montréal clame d'ailleurs : Écrire ça libère!


En compagnie d'Isabelle Capmas,
la première à signer des cartes
dès 9 h ce matin-là.
Cela fait maintenant dix ans que cet organisme réalise un tel événement au Québec, avec des résultats concluants. En effet, sur 147 cas traités depuis le début de ces marathons, 98 prisonniers ont été libérés. Les deux premières années, nous étions soutenus par Madeleine Lepage, militante d'Amnistie qui venait nous prêter main forte, mais cette fois Anne-Marie Courtemanche et moi volions de nos propres ailes.


Nous avons finalement fait remplir 180 cartes de vœux de fin d'année à faire parvenir à 12 personnes ou groupes à travers le monde et accumulé 79 $ pour défrayer le coût des timbres, qui ont finalement coûté 80,25 $. Espérons maintenant que gouvernements et tout particulièrement les dirigeants des institutions qui recevront des cartes par centaines, voire même par milliers d'ici au Québec et de partout à travers le monde seront gênés de détenir des prisonniers souvent sans motif valable et qu'ils les libéreront.


Genevieve Hebert, sa fille Éloane, Anne-Marie 
Courtemanche et sa fille Emma à l'événement
Remerciements sincères à Josée et Jean-François, propriétaires du Cafetier, à Madeleine Lepage pour nous avoir aider à partir cet évènement, à Anne-Marie Courtemanche pour sa collaboration en après-midi depuis trois ans, à Andréanne Larouche pour  les relations avec les médias.

Richard Leclerc, organisateur

Lire ces articles :
Un vœu pour une libération, Cynthia Laflamme, La Voix de l'Est
Marathon d'écriture à Sutton pour Amnistie internationale, Romy Quenneville-Girard,  Le Guide


Amnistie internationale libère Imen Desrouiche


Voici le clip qui a été réalisé à l'automne 2014, en collaboration avec Imen Derouiche, Tunisienne qui a été emprisonnée et torturée. Pour en savoir plus sur toutes les étapes de cette production, rendez-vous sur amnistielibereimenderouiche.blogspot.ca.

Suivez la création et la production d'un nouveau clip pour Amnistie internationale!

Lors du 40e anniversaire de la division canadienne d'Amnistie internationale, j'ai été mis au défi par l'animatrice de la cérémonie, Geneviève Rochette, de créer un nouveau message pour cette OSBL à partir du témoignage d'une ancienne prisonnière d'opinion. Je relève le défi, mais plus encore, je mets en ligne un blogue pour que vous puissiez voir toutes les étapes de la production, de ce samedi 25 mai 2013 jusqu'à sa livraison... À suivre!